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La Spedidam dénonce le manque à gagner des musiciens

1 Février 2008 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Etudes & Rapports


Environ 130 millions d’euros par an minimum, c’est le manque à gagner des artistes-interprètes (à entendre au sens de « musiciens ») selon une étude économique réalisée par le cabinet Idée Europe que la Spedidam a présenté lors de sa conférence de presse au Midem le 28 janvier. L’étude pointe l’absence d’une rémunération de la musique enregistrée dans de nombreux secteurs « soit en raison de la non conformité de la loi française aux directives européennes, soit en raison de la situation de blocage entretenu par l'industrie du disque ». « C'est ainsi que les artistes-interprètes ne perçoivent par exemple aucune rémunération pour la diffusion de musique à la télévision, auprès des webradios ou pour les nouvelles formes de location par internet à la demande » explique la Spedidam qui demande par ailleurs que les artistes qu’elle représente (qui ne sont pas les artistes dits « principaux » ou « vedettes ») soient rémunérés pour les téléchargements commerciaux effectués à partir d'Internet ou des téléphones portables, ce qui n’est pas le cas aujourd'hui.

La société civile demande aussi « qu'il soit mis un terme au gâchis de la répression des échanges sur Internet », estimant que les dispositifs répressifs de la loi du 1er août 2006 réclamés par l'industrie « s'avèrent totalement inefficaces, comme la volonté de contrôler ces utilisations par des dispositifs techniques de protection (DRM et TPM) ». La Spedidam réclame que la réflexion soit de nouveau ouverte sur une libéralisation des échanges non commerciaux sur Internet, « en contrepartie d'une rémunération perçue auprès des fournisseurs d'accès à Internet qui serait versée aux créateurs, dont les artistes-interprètes ». Elle salue à cet égard la proposition du rapport Attali « pour l'établissement d'un tel dispositif qui serait susceptible de réconcilier les artistes, les auteurs et leur public ». La Spedidam fait valoir que « ces lacunes et blocages génèrent au préjudice des artistes-interprètes un manque à gagner d'un montant, selon les estimations les plus basses, de l'ordre de 130 millions d'euros par an ».
 

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