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Les labels indépendants réclament un plan d’urgence en 2014

8 Février 2014 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Aides & Financements

Un plan d’urgence en faveur des producteurs indépendants en 2014 et des mesures structurelles pour soutenir les investissements de l’ensemble de la filière à compter de 2015. C’est la demande exprimée par l’Upfi à l’occasion du Midem. Dans un document, le syndicat souligne la grande fragilité du secteur indépendant après 11 ans de crise et la prise de risque de plus en plus difficile à assumer financièrement face au caractère structurellement déficitaire de la production locale, tout en reprochant aux Pouvoirs publics des orientations « qui sont de nature à compromettre l’avenir de la production musicale en France et entraîner la disparition des labels indépendants », ainsi que des « missions et rapports successifs qui ont tous débouché sur des constats erronés concernant le partage de la valeur sur le marché de la musique en ligne ».

Les indépendants demandent la mise en place de mesures urgentes pour relancer une dynamique de production : tout d’abord une aide publique de 10 M€ d’ici le printemps 2014 (soit dans deux mois !) et des mesures pérennes à mettre en œuvre à compter de 2015, notamment un partage équitable de la TST-D entre le cinéma et la musique* et une revalorisation du crédit d’impôt à la production phonographique (élargissement de la notion de nouveau talent, raccourcissement du délai de carence à 1 an au lieu de 3, fixation d’un nouveau plafond à 1,2 M€).

Pour l’Upfi, la pluralité d’acteurs et de services en ligne est une condition indispensable à la création d’un grand marché de la musique numérique, l’innovation technologique et la segmentation des offres doivent être encouragées par les opérateurs et soutenues par les pouvoirs publics, le maintien d’un réseau de disquaires physiques est indispensable, tout comme celui de la réponse graduée et le renforcement de la lutte contre la contrefaçon. Et selon le syndicat, trois mesures sont à éviter : les producteurs ne veulent pas être contraints à réduire leur taux de rémunération sur le streaming via un code des usages ou une gestion collective obligatoire, ni à mettre en place des minimas de royautés dont le produit serait géré collectivement par l’Adami et ne veulent pas voir étendre le régime juridique de la licence légale aux webradios.

(*) La seule aide publique à la production phonographique est le crédit d’impôt (8 M€) qui ne pèse que 0,9 % de l’ensemble des aides et taxes fiscales dont bénéficient le cinéma et l’audiovisuel (889 M€ en 2013).

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