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La baisse du marché de la musique s’est nettement ralentie en 2009

30 Janvier 2010 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Economie & marché

Sauvé par la fin d’année ! Le marché de la musique enregistrée a totalisé en France près de 588 millions d’euros de chiffre d’affaires (en prix de gros hors-taxe) en 2009, soit un recul de 3.2 % par rapport à 2008, a annoncé le Snep lors de sa conférence de presse au Midem le 25 janvier. Si ce résultat est toujours négatif pour la 7ème année consécutive, il marque un net ralentissement de la chute des ventes, après avoir accusé un recul de 15 % en 2008 et de 17.4 % en 2007. C’est aussi le premier ralentissement constaté depuis 2002, année depuis laquelle le marché a perdu 55 %.

Une embellie bienvenue que les producteurs attribuent au grand nombre de nouveautés sorties au second semestre (« ce qui prouve que plus une offre est riche, plus le consommateur achète », estime Pascal Nègre, président d’Universal Music), à la rationalisation des livraisons des labels en 2009 (qui ont suscité moins de retours) et aux premiers effets psychologiques de la loi Hadopi (dont les premiers mails d’avertissement ne seront pas envoyés aux internautes avant avril au plus tôt) sur le public, compte tenu de la forte médiatisation qui a entouré sa gestation. On y verra aussi l’effet Michael Jackson, dont la disparition a considérablement relancé le catalogue et suscité divers événements discographiques (« Cela nous a fait gagner quelques points », confirme Pascal Nègre). « Ce ralentissement est porteur d’espoir pour nous » se réjouit le Snep. Pour son directeur général, David El Sayegh, « sous réserve que les mesures préconisées – la loi Hadopi sur le téléchargement illégal et la création de la carte musique pour inciter les jeunes à se tourner vers l’offre légale – soient mises en œuvre, 2010 sera une année importante ».

 

Le marché en valeur (millions €)                     2008                          2009                 Evolution

Singles

10.4

6.8

-33.8 %

Albums

485.0

165.0

-4.1 %

Vidéo

34.6

40.2

+15.9 %

Total marché physique

530.0

512.0

-3.4 %

Téléchargement internet

24.6

38.3

+55.9 %

Sonneries/téléphonie mobile

49.0

28.7

-41.5 %

Streaming

3.6

8.8

x par 2.4

Total marché numérique

77.2

75.8

-1.9 %

Marché total

607.2

587.8

-3.2 %

 

Fléchissement des revenus numériques

Les ventes de supports physiques – qui comptent encore pour 87 % du marché – ont reculé de 3.4% en 2009, contre près de 20 % lannée précédente. Le numérique, relais de croissance attendu, a lui aussi reculé, de 1.9 %. « C’est plus une conséquence de la restructuration du marché qu’une régression des ventes » relativise le Snep. Ce léger fléchissement après quatre années de progression est dû aux sonneries et produits liés à la téléphonie mobile (« en fin de cycle »), dont les revenus ont chuté de 41 % tandis que ceux sur téléchargement internet ont progressé de 56 %. Le syndicat note l’émergence du streaming, apparu en 2008, dont le chiffre d’affaires a plus que doublé l’an dernier, où il a compté pour 11.6 % des revenus numériques.

 

Les ventes en téléchargement sur Internet (hors mobile)

 

En millions d’unités

2005

2006

2007

2008

2009

Titres vendus à l’unité

8.4

11.5

13.4

19.6

27.7

Albums entiers

0.7

1.1

1.6

2.4

3.9

Total titres

18.6

28

37.4

55.6

86.2

 

En ce qui concerne le marché de détail TTC, il a représenté 894.7 M€ en 2009 (-9 %), dont 833.3 M€ pour les ventes en magasins (-11.4%) et 61.4 M€ pour le téléchargement légal sur Internet (+45.9%). En termes de volume, 90.7 millions d’unités ont été vendues, dont 56.5 millions d’albums, 30.6 millions de singles et 3.6 millions de DVD musicaux. A noter qu’en 2009, 7% des albums vendus ont été téléchargés, tandis que les téléchargements ont représenté 91 % des singles vendus. Quant à l’évolution par canal de distribution, la baisse du marché physique a été quasiment identique dans les grandes surfaces alimentaires (-11.3%) et dans les grandes surfaces spécialisées (-11.5%), lesquelles ont représenté 66% des ventes en magasins.

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