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GL CONNECTION

Johnny quitte Jean-Claude Camus pour Gilbert Coullier

9 Septembre 2010 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Artistes

Johnny Hallyday se sépare de son producteur Jean-Claude Camus après 35 ans de collaboration et s’accorde avec Gilbert Coullier, qui lui succède.

Des différents financiers seraient à l’origine de la rupture, annoncée le 2 septembre. Johnny aurait fait monter les enchères dans la négociation des conditions de son retour sur scène en 2012. L’artiste aurait été trop gourmand, selon plusieurs observateurs. D'après Le Parisien, il aurait d’abord exigé entre 15 et 20 M€ d’avance immédiate avant de revoit ses ambitions à la baisse, à hauteur de 8 à 10 M€. Arnaud Lagardère se montre intéressé au printemps pour reprendre la communication de l’artiste et l’organisation de ses concerts (prévoyant de les confier à Thierry Suc). Johnny fait jouer la concurrence et négocie avec Jean-Claude Camus mais, faute d’entente, les discussions sont abandonnées pendant l’été. « De façon à ne pas compromettre la pérennité de notre entreprise au regard des sommes exigées en avance sur une tournée se déroulant en 2012, nous n’avons pas souhaité poursuivre notre collaboration » explique le producteur. A la mi-août, un accord a finalement été trouvé entre Johnny et Gibert Coullier qui aurait accepté le versement d’une avance de 8 M€ dans les prochaines semaines.

Le 360° a la vie dure…

Mais selon son nouveau producteur, la séparation serait surtout due au fait que Jean-Claude Camus n’était plus propriétaire de sa société, qu’il a vendue en 2008 à Warner Music, la maison de disques de Johnny. Ce qu’accrédite les propos tenus par l’artiste le 5 septembre dans le Journal du Dimanche : « Camus est à moitié en retraite. Il a vendu son affaire et ce n’est plus lui qui s’en occupe. Il y avait chez lui une part de folie. Et ça lui permettait de me comprendre. Son successeur, c’est un businessman, d’où une absence de folie. Nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre. Je ne peux pas m’entendre avec lui, je change ». Refusant l’idée que sa maison de disques soit en même temps l’organisateur de ses tournées, Johnny a donc opté pour un divorce à l’amiable avec son partenaire de toujours.

Lequel accuse le coup. « C’est la mort dans l’âme que nous prenons acte de la décision de Johnny Hallyday de s’engager auprès d’une nouvelle équipe de production (…) car nous avons vécu 35 années d’une entente exceptionnelle » déclare Jean-Claude Camus. Commandeur des Arts et Lettres et Officier de la Légion d’honneur, le producteur devait recevoir la croix de Commandeur de l’Ordre national du mérite le 13 septembre, des mains du ministre de l’intérieur Brice Ortefeux. Mais il a fait reporter la cérémonie, prévue au Pavillon d’Armenonville devant 270 invités, « n’ayant pas le cœur à une quelconque célébration ».

D’un mastodonte à l’autre

« Bombe dans le show-biz », « séisme dans le spectacle »… Les qualificatifs de la presse ne manquent pas pour commenter la séparation du couple professionnel après 35 ans de collaboration. Producteur et manager de Johnny, Jean-Claude Camus, âgé de 71 ans, en était également l’homme de confiance et le porte-parole. Figure emblématique du music business depuis le Golf-Drouot en 1960 (il fut le premier producteur des Chats Sauvages), il a depuis ses débuts produit les spectacles de nombreux artistes français : Johnny (son artiste-vedette), mais aussi Michel Sardou, Sheila, Patrick Bruel, Anggun, Florent Pagny, Lara Fabian, Jean-Michel Jarre, Chimène Badi, Michel Fugain, Mimie Mathy, Roland Magdane, Tina Arena, Christophe Willem, Frédéric Lerner, Chimène Badi, Christophe Maé… mais aussi des comédies musicales (Starmania, La légende de Jimmy, La valise en carton, Peter Pan, Ali Baba…). Il est par ailleurs directeur du Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, où triomphe actuellement la reprise de « La cage aux folles », dont il est aussi producteur.

Quant à Gilbert Coullier, le premier spectacle qu’il a organisé le 28 mars 1975 à Rouen était un concert de Johnny. Il est devenu coproducteur de l’artiste en 1976 en s’associant avec Jean-Claude Camus (son beau-frère à l’époque) via Spectacles Camus-Coullier, qui deviendra la plus importante société de production de spectacles en France. Parallèlement, ils s’associent tous deux avec Pascal Bernardin en 1978 pour lancer Zéro Productions, consacrée aux artistes internationaux (Madonna, Prince, Zappa, Police, Michael Jackson, ZZ Top, Rolling Stones). Gilbert Coullier a ensuite créé sa propre société en 1991, laissant Camus seul producteur de Johnny. L’artiste revient donc, dix ans après, à son ancien producteur, lui aussi mastodonte du spectacle. Agé de 64 ans, Gilbert Coullier a notamment produit Patrick Bruel, Michel Polnareff, Véronique Sanson, Serge Lama, Patrick Fiori, Bernard Lavilliers, Julie Zenatti, M Pokora, De Palmas, Gad Elmaleh, Laurent Gerra, Patrick Timsit, la comédie musicale « Il était une fois Joe Dassin », ainsi qu’une forte représentation québécoise : Céline Dion, Garou, Natasha St-Pier, Roch Voisine, Isabelle Boulay…

Nouvel élan

Profondément ébranlé par son hospitalisation à Los Angeles en décembre 2009, qui a conduit à l’annulation de la tournée « Tour 66 » et fut suivie d’une « phase de dépression terrible » confie l’intéressé, le chanteur préféré des Français fait un retour médiatique remarqué. Il veut « repartir d’un pas neuf » et redonner de l’élan à ses concerts : « J’ai décidé (…) que j’allais reprendre la route du vagabond du rock que je n’ai jamais cessé d’être. Je veux montrer que je suis encore le boss », dit-il.  Les projets ne manquent pas, dont un album réalisé et en duo avec M (qui sera enregistré à Los Angeles d’ici la fin de l’année, pour une sortie prévue fin 2011) et le tournage à Porto Rico du film de Tony Scott « Potzdamer Platz » aux côtés de Mickey Rourke, Christopher Walken et Javier Bardem. Johnny tiendra ensuite le rôle principal du premier long-métrage de Nicolas Poiret (tournage en mars 2011), avant de faire ses premiers pas au théâtre dans la pièce de Tennessee Williams « Le paradis sur terre », à partir du 6 septembre 2011. Pour son retour sur scène en 2012 (il aura alors 69 ans), Gilbert Coullier a déjà optionné des dates pour le Stade de France en juin ou juillet et prévoit « des stades dans quelques grandes villes de province ».

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