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GL CONNECTION

Disparition accidentelle du producteur et remixeur DJ Mehdi

26 Septembre 2011 , Rédigé par Gildas Lefeuvre

Le compositeur, producteur et remixeur français DJ Mehdi est décédé par accident dans la nuit du 12 au 13 septembre, dans son loft parisien du XXème arrondissement à Paris où il recevait quelques amis, après une chute de 7 mètres provoquée par l’effondrement d’une mezzanine qui a fait plusieurs blessés. Il avait 34 ans.

Né à Asnières d’une mère tunisienne et d’un père français, DJ Mehdi - de son vrai nom Mehdi Faveris Essadi – a débuté en 1992 en intégrant le groupe Ideal J formé par Kery James, puis le collectif Mafia K’1 Fry, avant de se faire connaître du public avec l’album de 113 « Prince de la ville », production qui lui valut deux Victoires de la musique (meilleur album rap et révélation) en 2000. Pendant quinze ans, il a enchaîné les collaborations avec la fine fleur du rap hexagonal (MC Solaar, Assassin, Akhenaton, Les Sages Poètes de la Rue, Fabe, Rocé, Rohff, Booba…).

DJ Mehdi s’était aussi investit depuis quelques années dans la musique électronique, notamment en signant en 2006 sur le label Ed Banger Records sur lequel il a sorti son 3e album « Lucky Boy » et en formant le collectif Club 75 avec Pedro Winter, Justice et Cassius. L’an dernier, il avait fondé le duo Carte Blanche avec le DJ britannique Riton et publié un EP en hommage aux pionniers de la house.

Les réactions sont nombreuses à cette disparition accidentelle : « On a perdu un frère, le meilleur compositeur du rap français. Si 113 a eu une aussi belle carrière, c'est grâce à lui. Tous ces albums vendus pour Les Princes de la ville, on les lui doit. Je n'oublierai jamais son humilité et sa bonté de cœur » (Mokobé), « Un frère, un génie avant-gardiste et précurseur (Rohff), « Son talent irremplaçable manquera à la scène urbaine française » (Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la vie associative)… « DJ Mehdi fut et restera l’un des acteurs incontournables de la scène électro française et internationale, en même temps qu’une de ses figures les plus attachantes, et par là-même un de nos sociétaires majeurs de ces quinze dernières années » écrit la Sacem, qui lui a consacré un bel et long hommage.

« Grâce à l’importance qu’il donnait à l’image, à son avidité d’expériences nouvelles, ses musiques continueront à vivre pour notre plus grand plaisir, dans des films tels que Megalopolis ou Taxi 3 », a commenté le ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, en saluant « l’un des artistes les plus dynamiques et inspirés de la jeune scène française du hip-hop et de l’électro, magicien des platines mais aussi producteur audacieux, virtuose du métissage de genres musicaux complètement différents ».

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