Musique ▪
Médias ▪
Entertainment ▪
Communication ▪
Technologies
La Sacem se serait bien passée de cette polémique à son égard et déplore « l'amalgame opéré par divers organes de presse ou radios alors que ses propres tarifs n'ont nullement été modifiés ». Elle précise que les redevances de droits d'auteurs résultent d'accords contractuels négociés avec les fédérations professionnelles concernées (notamment avec la Fédération nationale de la coiffure ) et rappelle que les décisions relatives à la fixation du montant de la rémunération équitable gérée par la SPRE sont en revanche prises au sein d'une commission administrative présidée par un magistrat de la Cour des Comptes, représentant l'Etat, et composée à parité de représentants des ayants droit (artistes- interprètes et producteurs phonographiques) et des utilisateurs et diffuseurs de musique (cafés, restaurants, commerces.....). La récente revalorisation significative des barèmes de la rémunération équitable résulte d'une décision règlementaire adoptée le 5 janvier 2010 par cette commission et publiée au Journal Officiel du 23 janvier 2010. N’étant ni membre de cette instance, ni partie prenante à ces discussions, n'ayant à aucun moment été associée à ces travaux, ni consultée sur l'économie des nouveaux tarifs, la Sacem « déplore l'instrumentalisation d'une décision administrative qui porte préjudice moral à la société et ses collaborateurs et pourrait avoir des conséquences financières dommageables aux intérêts des créateurs ».
Un député demande une commission d’enquête
« La Sacem achève bien les petits commerçants et se sucre au passage » titre Marianne, en faisant le parallèle avec le salaire de ses dirigeants, épinglés par un rapport de la Commission de contrôle des sociétés de perception et de répartition de droits. Les critiques des LPS fusent dans la presse. Au point que Yannick Favennec, député UMP de la Mayenne, vient de demander au président de l’Assemblée nationale la création d’une commission d’enquête sur les finances des sociétés de perception de droit, avec la Sacem et la SCPP dans sa ligne de mire. Dans une interview à France Soir, il se dit « scandalisé par le décalage entre le train de vie mirifique des dirigeants de la Sacem – 600 000 euros de salaire par an pour son président Bernard Miyet* – et ce que vivent les associations sur le terrain ». Pour le député, il faut « que la Sacem apprenne à rendre des comptes à ceux qu’elle ponctionne. A force d’entretenir le secret, il y a des interrogations et beaucoup de colère. Elle aurait tout à gagner à plus de pédagogie et de simplification dans le calcul des droits d’auteur ». Il veut par ailleurs déposer une proposition de loi modifiant le Code de la propriété intellectuelle, pour dispenser les associations à but non lucratif de payer des droits Sacem à raison de trois manifestations par an. .
Claude Lemesle, président du conseil d’administration, s’indigne de la polémique (« On en a marre de ces attaques à une époque où le droit d’auteur est en danger »). Il fait valoir que la Sacem est une société privée (elle n’a jamais eu de mission de service public), que les rémunérations sont déterminées par le conseil d’administration (composé d’auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), que les dix plus importants salaires sont portés à la connaissance de l’assemblée générale chaque année, qu’ils représentent 0,3 % du total des perceptions et que les émoluments de Bernard Miyet sont équivalents à ceux des dirigeants des grandes sociétés d’auteurs du monde.
(*) Salaire qui correspond à celui du poste de secrétaire adjoint de l’ONU, qu’il occupait avant de rejoindre la Sacem, fait valoir Bernard Miyet,
Blog de Gildas Lefeuvre
Observateur de la filière musicale, journaliste spécialisé mais pas que...
Accélérateur music business. Conseil, coaching, coordination de projets, accompagnement d'artistes, management, media training, formations, études, organisation et animation d'événements professionnels....
Contact : gildas.lefeuvre@hotmail.fr
06 60 26 03 03 - 01 75 50 76 99
Voir aussi www.gildaslefeuvre.overblog.com
Les informations publiées sur ce blog font aussi l'objet d'une newsletter, adressée par mail à 13 000 destinaires (professionnels de la filière musicale, institutionnels, médias, pouvoirs publics, leaders d'opinion, observateurs, parlementaires...). Pour la recevoir, il suffit simplement d'en faire la demande à l'adresse gildas.lefeuvre@hotmail.fr.
Ces deux canaux d'information sont proposés à titre gracieux. Mais ils nécessitent du temps et de la disponibilité.
Si vous appréciez la démarche de GL Connection et souhaitez qu'elle perdure, n'hésitez pas à la soutenir, à travers une souscription annuelle, inspirée des initiatives de « crowdfunding » et de financement alternatif qui se développent sur Internet. Voir au lien suivant : http://www.reseauglconnection.com/article-gl-connection-en-abonnement-premium-49103556.html
Formations sur la filière musicale, coaching de projets et coaching d'artistes proposés par GL Connection sur www.formations-music-business.com.
Gildas Lefeuvre est depuis une vingtaine d’années un observateur privilégié de la filière musicale, de son marché et de ses tendances, de ses enjeux et de ses mutations.
Journaliste spécialisé, il a collaboré à de nombreuses publications B to B, dont Show Magazine, le Bulletin des Rotations, Radio & Musique Info, Radio Activité (Québec), Ecran Total, Notes (le magazine de la Sacem), L’Année du Disque, Francophonie Diffusion, Visa Permanent et Midem News. Il a lancé le bulletin Obs Line et fut rédacteur en chef de La Lettre du Disque avant d'assurer la rédaction en chef et la direction de la rédaction de Musique Info de 2001 à 2006.
Gildas Lefeuvre est par ailleurs auteur de l'ouvrage "Le producteur de disques" (Editions Dixit, 1994 et 1998). Fondateur de l'Observatoire du Disque et de l'Industrie Musicale en 1995, il a réalisé plusieurs études, notamment pour Zone Franche, l'European Music Office (Bruxelles) et le Sppam (Syndicat des producteurs de programmes audiovisuels musicaux).
Fréquemment sollicité pour des tables rondes, l’animation d’événements professionnels ou des conférences (Trempolino, PopKomm, mission économique de l’Ambassade de France à Séoul, Club Culture & Management, Electronic Business Group, BNF, Mimpi, EAC, PMC, Protoclip, Sacem, CNV, MaMA…), il mène aussi des actions de formation sur la filière musicale depuis une vingtaine d’années (Inirep d'Issoudun, Irma, EAC/Artis, Sorbonne Audiovisuel, Adiam 78, Fac Censier, Itemm, Virgin Academy, Domaine Musiques, Pitch Music Center, Addav 56, Culture & Développement…), en France et en Afrique de l'Ouest francophone (Abidjan, Ouagadougou, Lomé, Cotonou).
Gildas Lefeuvre est également consultant. Au cours de son parcours, des sociétés telles MCA International, M6, DocuSoft, FKGB, Arcade, Dial, BMG France, Virgin, CMI, les Editions Crayon Bleu, le Nomura Research Institute (Japon), musicMe, Universal Music, Reed Midem, diverses structures d'Europe de l'Est, des artistes, des porteurs de projets, des organismes professionnels et des parlementaires ont sollicité son expertise. Tout comme Reed Expositions France qui lui a confié la conception et l'organisation du programme de conférences du Salon de la Musique et du Son 2008.
Il a adopté depuis 2007 un positionnement atypique, se voulant à la fois transmetteur, agitateur d’idées et accélérateur de business. Œuvrant dans une logique de réseau sous l’intitulé de GL Connection, il se consacre principalement aujourd’hui à des activités de conseil, de formation, de coaching, de coordination de projets et d’accompagnement d’artistes.
Attention, le module ci-dessus, fonctionnalité proposée par la plateforme Over-blog et intitulée "Inscription à la newsletter", permet seulement de recevoir une alerte par e-mail à chaque nouvel article publié sur ce blog.
Pour recevoir la newsletter GL Connection régulièrement adressée aujourd'hui à 13 000 destinataires (professionnels, institutionnels, partenaires et observateurs de la filière musicale), il suffit tout simplement d'envoyer un mail en ce sens à l'adresse gildas.lefeuvre@hotmail.fr, en indiquant vos nom, prénom, activité (et société et fonction s'il y a lieu) afin d'être inscrit dans mes listes d'envois.