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Accord Olivennes : les réactions de la filière

23 Novembre 2007 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Points de vue

Sitôt signé, l’accord entériné ce vendredi par l’Elysée a aussitôt été commenté par les organismes professionnels qui y vont tous de leur communiqué.
 
Le Snep et la SCPP ont été les premiers à réagir. « Cet accord constitue pour les producteurs un compromis satisfaisant puisqu'il prévoit des engagements concrets de la part de chacune des parties signataires », déclarent les deux organisations dans un communiqué commun. Elles approuvent la mise en place d'une autorité administrative indépendante et l'engagement que celle-ci publie mensuellement les résultats de ses actions en matière de lutte contre les comportements illicites, « ce qui permettra de mesurer l'efficacité des mesures prises ». Le Snep et la SCPP se déclarent « également très satisfaits de l'engagement pris par les FAI de développer les expérimentations en matière de filtrage » et voient dans cet accord « une étape clé dans le processus du développement de l'offre légale dans le domaine culturel ».
 
Les producteurs indépendants sont sur la même longueur d’onde. L’Upfi y voit « une étape importante dans la mise en œuvre du plan de sauvetage de l'Industrie musicale ». Pour le syndicat, ces mesures constituent le deuxième volet de ce plan, « le premier étant constitué par la revalorisation progressive des droits à rémunération des producteurs de phonogrammes dans tous les secteurs couverts par la licence légale ». L’Upfi relève avec satisfaction l'engagement pris par Nicolas Sarkozy de voir procéder, avant la fin de l'année, à un élargissement des critères d'application du crédit d'impôt à la production phonographique, et à un réabondemment substantiel du fonds d'avances financières géré par l’Ifcic : « L’effet combiné de ces différentes mesures devrait permettre à l’industrie musicale française d’envisager les prémisses d’un retour à la croissance sur le moyen terme, en permettant de créer un environnement favorable à la création musicale française et au développement de toutes les formes de distribution de musique en ligne, attendues par les consommateurs ».
 
La Sacem se félicite aussi de l’accord Olivennes et « tient à louer l'ouverture d'esprit et la détermination dont le médiateur a su faire preuve tout au long de ce délicat exercice ». Pour la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, « cette avancée bienvenue constitue un nouveau jalon dans le combat difficile mené depuis de longues années pour faire respecter les droits et assurer la légitime rémunération des créateurs ». La Sacem se réjouit de « la perspective ainsi offerte d'un retour à un cercle plus vertueux », en soulignant qu’il aura des chances de se réaliser « si toutes les parties se mobilisent de manière déterminée et loyale dans la mise en œuvre des engagements pris aujourd'hui ». Elle assure qu’elle « prendra pleinement sa part à cet effort aux côtés des autres ayants droit ».
 
La réaction est plus mitigée de la part de l’Adami. La société civile des artistes-interprètes « se réjouit de l’engagement des pouvoirs publics de publier mensuellement un indicateur mesurant les volumes de téléchargements illicites de fichiers musicaux, d’œuvres et de programmes audiovisuels et cinématographiques, qui permettra de mesurer l’efficacité de ce dispositif et de prendre d’autres mesures pour rémunérer les artistes s’il ne porte pas ses fruits ». Mais elle regrette « que les organisations représentant les consommateurs et le public n’aient pas fait partie des négociateurs de cet accord, alors que l’efficacité des dispositifs destinés à lutter contre la gratuité dépend aussi du consentement du public et donc de son adhésion aux objectifs poursuivis ». L’Adami déplore par conséquent que les mesures destinées à développer l'offre légale de vente de chansons et de films sur internet, n’aient pas intégré ses propositions en faveur d’un rééquilibrage des revenus au sein de la filière et en appelle au président Sarkozy pour une meilleure rémunération des artistes sur internet.
 
L’Ifpi (Fédération internationale de l’industrie phonographique) a commenté, elle aussi, la signature de l’accord. « C’est tout simplement la plus importante initiative pour aider à gagner la guerre contre la piraterie en ligne que nous n’ayons vu depuis longtemps » déclare son président, John Kennedy. « Le président Sarkozy a fait preuve de leadership et de vision. Il a reconnu l’importance que les industries créatives jouent dans les économies actuelles et leur contribution culturelle à la société » ajoute-t-il, en y voyant un exemple à suivre pour les autres pays.
 

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