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GL CONNECTION

Alternative : Mano se lance en solo par souscription

22 Mai 2007 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Initiatives

Newsletter n° 11 - 29 septembre 2006
C’est en artiste désormais autoproduit que Mano Solo lance une souscription pour son prochain album, In the garden, à paraître au printemps prochain. Sur son site www.manosolo.net, il propose de pré-acheter l’opus pour 17 euros. Celui-ci sera livré en avant-première en mars, quinze jours avant sa sortie officielle dans les bacs en avril. « C’est ma réponse à cette bataille de grands moulinets. On a des députés qui votent en pleine nuit des trucs, comme le droit d’auteur, auxquels ils ne comprennent rien » dit-il à Marc Fogiel sur RTL. On soulignera la pertinence de ses propos : « Je veux remettre l’artiste dans la société. Nous avons un rôle social. Le conflit des intermittents nous a fait passer pour des parasites. Quand je fais un concert, je génère des charges sociales pour 50 personnes. Un artiste est un moteur d’industrie. Ce n’est pas nous qui vivons aux dépens du régime général, c’est nous qui l’alimentons… ». 
Mano Solo livre au passage son point de vue sur le téléchargement : « Le problème ne se résoudra pas par l’interdiction ou les moyens techniques, mais par la prise de conscience et l’éducation (…). Je me lance parce que je suis énervé par toutes ces hypocrisies. On ne peut pas pomper dans une source qui n’est pas réalimentée (…). Les gens qui téléchargent en pensant faire une révolution culturelle, c’est une attitude libérale, pas une attitude de gauche, sinon on considèrerait que tout travail mérite salaire » déclare-t-il en rappelant que dans la crise, « c’est le petit personnel des maisons de disques qui se retrouve sur le tapis et non pas les patrons ». S’il a préféré quitter Warner (« je ne suis pas là pour vendre des sonneries pour mobiles ») pour l’autoproduction, Mano Solo défend cependant l’industrie du disque, sans laquelle « rien ne se fait ». « Dans le prix du disque, il y a le prix de la diversité » plaide-t-il. Son initiative a elle aussi un prix. Assurant tous les coûts (production, promotion, salaires, fabrication…), Mano Solo a dû emprunter et hypothéquer sa maison. « Il me faut vendre entre 30 000 et 40 000 albums pour rentrer dans mes frais » confie l’artiste.
 

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