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Réactions à l’accord Universal/SpiralFrog

22 Mai 2007 , Rédigé par Gildas Lefeuvre Publié dans #Points de vue

Newsletter n° 8 - 6 septembre 2006
L’initiative d’Universal n’est pas sans susciter de réactions et, même limitée dans un premier temps à l’Amérique du Nord, pose question dans son principe, au moment où l’ensemble de l’industrie musicale se mobilise pour rappeler que la musique a un prix. Et dont les organisations professionnelles conviennent de la nécessité d’une pédagogie en amont, finissant par regretter qu’elle n’ait pas été mise en œuvre plus tôt. « Universal pastiche la licence globale avec cynisme » ironise la Spedidam dans un communiqué. « L’essentiel est que l’artiste et les différents ayants droit soient rémunérés. Peu importe si l’utilisateur final n’est pas directement à l’origine de cette rémunération » commente Morvan Boury, DG adjoint d’EMI, dans Libération. Même position au prime abord du côté de la Sacem. « Nous n’avons aucune objection de principe, quel que soit le business model, dès lors qu’il s’agit de services légaux, qui ont fait l’objet d’une demande d’autorisation et sont soumis à une rémunération négociée, qu’il s’agisse de paiement à l’acte, d’abonnement ou de diffusion payée par la publicité, du moment que les créateurs sont rémunérés » considère Bernard Miyet, président du directoire de la société des auteurs, que nous avons interrogé.« Cela n’a rien à voir avec la licence globale ». L’accord signé par Universal rappelle pourtant un précédent dans l’Hexagone. Certains se souviendront qu’il y a quelques années, le site FranceMp3 lancé par Eric Legent – qui proposait déjà le téléchargement gratuit –
avait été le premier à adopter une démarche « légitimiste » et à signer un accord avec la Sacem. Le ver était déjà dans la pomme… et a contribué à dévaloriser la valeur de la musique dans l’esprit du public. Aujourd’hui, Bernard Miyet reconnaît que « l’idée de la gratuité est pernicieuse, car elle sous-entend pour l’internaute que les œuvres ne sont pas rémunérées ».
 

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